Renaissance

Renaissance
J'ai trouvé qui j'étais.

Perdue, j'ai longtemps cherché dans les mots des images d'autres, qui me refleteraient enfin.
Différente dans chaque situation, je pleurais de n'être jamais moi-même.
Incomprise, je me réfugiais dans le dessin, les mots, souffrant ma solitude.
Frappée par cette vérité, prisonnière, camisolée.
J'ai compris que j'avais un regard différent, tout simplement.
Que cette différence existait et que je ne devais plus m'en cacher.
Que c'était cela, cette partie de moi qui me manquait tant.

Aujourd'hui, mon regard croise des âmes fades, blessantes.
Mais tant d'autres merveilleuses qu'elles suffisent à mon bonheur.

Il faut donner de soi pour reçevoir... donner de ce que l'on est vraiment.
Car si on ne donne qu'une image, les apparences finiront par nous en efouffer ...

J'ai pleuré les apparences, je les pleurerais jusqu'à la fin de mes jours.
Mais aujourd'hui je sais qui je suis, et ça c'est inestimable.
Je sais que le monde vit en mon nom.

Je ne suis pas un chiffre.
Je suis mon personnage, une incarnation, Arlequine.
J'aime la vie et ses contrastes.
J'aime être et donner.
Aujourd'hui je n'attends plus rien.
Et les surprises que je reçois en sont si belles ...
Ephemères et brillantes comme l'infime temps où elles m'exisent.
Infinité dans mon regard.
Qui me change, et me rend toute ma force.
Ma force de rester Arlequine et de vivre.

Je peins, j'écris, je découvre, je tombe, je pleure à chaudes larmes, et rit aux éclats.
Je vis chaque instant, et aujourd'hui, je peux dire que j'en suis fière.
Ma présence, aussi ephemère et inexistente soit-elle, je la trouve belle, pour la vivre.
Car mes peurs n'ont pas eu le temps de la finir ...

# Posté le samedi 05 mai 2007 13:49

[ Clown d'Artiste. ]

[ Clown d'Artiste. ]
Sous le rideau de la Vie, les clowns se préparent...


Des clowns qui maquillent leur peines
Sur des visages de rire qui traînent
Leur amour qu'ils peignent de joie
Vibrant nos âmes qu'ils pleurent à la fois

Des clowns sensibles
Des clowns fragiles
Des clowns abandons d'images
Animant l'eclair de nos vies d'orage

Rires ravageurs des clowns peureux
Rires jougs malheur des courageux
Des seuls semés à la face du monde
Désarticulés, meurtis dans la ronde

Mission d'un clown qui se cache
Pour que personne jamais ne sache
Qu'il n'est qu'un puit que les larmes habitent
Tournant sur les rires du plus en plus vite

Un clown qui coule
Un clown qui croule
Sous l'absence de ce qu'il est
Plus qu'un masque à malmener

Un clown un jour
Un clown toujours
Sacrifice dans la foule du pire
Paré des couleurs du rire

Rires de méconnaissance et d'oubli
D'inexistence, le clown prie
Pour que l'on se souvienne de lui
Solitaire dans le jour qui vacille

Clown de la mélancolie
Vivant les soucis par ses rires pris
Surpris, c'en est tant pour lui
Cette charge d'angoisse qu'il n'a pas suivie

Des émotions sous masques
Des masques d'émotions
Brutalité en frasques
D'un clown d'amour poison


Sous le rideau du soir, les clowns meurent leur vie.


( dessin de moi )

Â

# Posté le samedi 07 avril 2007 15:54

[ Visuelle de clown télévisé. ]

[ Visuelle de clown télévisé. ]
Que croyez vous, que croyez vous croire?
Agression perpétrée je me joue du pouvoir
Que je m'attribue en assénant mes reproches
Juste pour vous saints moutons éc½urants que j'accroche
Au bout de mon épée, balancement balancé
Êtes vous stupides ou enfin vous sentirez vous piquer
Par la méchanceté qui aiguise mon dessein
Prête à vous faire souffrir, par mégarde? Tout au sein
De vos idées reçues, délices où je me glisse
Pour mieux vous en saisir, appâtés par vos vices
Prisonniers de douces griffes au sang de vos recherches
Vides d'originalité où mes arnaques se crèchent
"Appelles tel numéro ! Pour trouver l'amour il le faut !"
Vous vous faites solitaires puis malmener votre égo ...
Prévisible comme verre vous cherchez les voyantes
Mais pas besoin de boules pour vos misères puantes
De banalité dont je profite à mon gré
Tirant les ficelles de votre mal-être crée
Occupation lâche, quoi de mieux en effet
S'y complaire est plus simple que de s'en libérer
Par vos sous ils sont vous, utilisation bête
Infiltrés dans un cercle qui vous souris puis vous jette
Soumis à l'hypocrite "99 centimes... mais pas un euro !"
Vos cervelles trouées par ces répétés mots?
Vous voulez économiser? Je dis que je vous économise !
Publicités prolifèrent du moment qu'elle sont mises
Au creux de vos oreilles de rois de potiche
Tel est votre vouloir... mais voyons quelle affiche !

Je suis simulation d'un ecran dieu qui luit
Fugitive actrice, moqueuse déjà partie...

Car caché au loin, masque observateur,
le clown se pleure
Vous pleure.


Ârlequine.

# Posté le vendredi 23 mars 2007 12:35

[ Le temps m'envole. ]

[ Le temps m'envole. ]
Le vent suinte de souvenirs glacés,
Rugissements soudains, douleurs momentanées,
Passé provocateur au présent unifié,
Rend triste mon ton menteur, la nostalgie m'a sciée.

Acier de retrouvailles, la mort j'ai glorifiée,
Trop absente pour m'éveiller au jour de ses failles.
J'adresse à mes actions un sourire dépité.
En marbre d'identité mon masque se taille.

Prisonnière d'une beauté purifiée de pleurs,
Rejetée par un présent que je ne suis pas,
Un pas dans un avenir ne prédisant que leurre,
Ma muse rusée fuse, le manque elle captera.

L'heure m'a dépassée, lancée en ses absences
Qu'elle tue sans s'arrêter, fixant la cadence.
Sans peur de continuer, sans fortuite démence,
Relativiste dureté ; m'entaille puis me panse.

Chaque seconde me meurt d'un soulagement certain:
D'être là pour compter ces vides que je peins.
Fissurés passages, pages qui dansent au loin,
Dans un feu de créer le temps dans son entrain.



Maîtrise le muable ou oublie-toi en lui.


Ârlequine.

# Posté le vendredi 23 mars 2007 12:27


D'écrire je renais.

# Posté le vendredi 23 mars 2007 12:25